Expliquez-moi … le capitalisme social

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Suis-moi sur Twitter, mais sache que je ne te suivrai pas forcément en échange. L’oiseau bleu a des principes. Il virevolte d’un twitto à l’autre mais n’impose jamais la réciprocité. Deux twittos n’ont pas besoin d’être d’accord pour se suivre. Chacun y va comme il le désire. Pas de notions d’amis, pas d’obligation. Alors comment faire en sorte que quelqu’un nous suive ? Question étrange que se posent les capitalistes sociaux. « Ces utilisateurs visent à maximaliser leur capitalisme social, c’est-à-dire leur nombre de followers et les bénéfices qu’ils en tirent », explique Nicolas Dugué, de l’équipe Synalp au LORIA, qui a soutenu une thèse consacrée aux faux influents sur Twitter. Au-delà de la potentielle visibilité qu’ils acquièrent et du spam, leur but ultime est, pour la plupart, de revendre leur compte ou même simplement l’un de leurs posts ! En quoi ça concerne le twitto lambda ? A priori rien. Hormis que sa timeline (son fil d’actualité) et les tweets tendances seront parfois envahis de tweets sans réels sens.

Certains, comme @teamfollowback, propose leur aide pour gagner des followers. Et bonne année !
Certains, comme @teamfollowback, propose leur aide pour gagner des followers.

Si cela n’impacte pas directement nos vies, cela est sensé nous mettre en garde ou du moins nous sensibiliser sur un point encore trop peu abordé : l’influence virtuelle et le trafic que cela engendre. Parce que oui, il y a trafic d’influence sur les réseaux sociaux. Et tellement de paramètres pour définir l’influence que détecter les faux influents et presque plus facile que les réels influents. « Sauf que les algorithmes des outils de mesure d’influence tels que Kred ou Klout, vont donner de l’importance à ces comptes », ajoute Nicolas Dugué. Enfin, au niveau du twitto, l’important n’est pas de démanteler ce réseau de capitalistes sociaux mais d’en avoir conscience. Et si un capitaliste social s’approche trop de votre compte, à vous de décider si vous voulez ou pas entrer dans la danse.

Et #Followback si vous l’osez.

 

En savoir plus :

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EnDirectDuLabo, l’expérience en 140 caractères

A 15 mois d’existence, le compte Twitter @EnDirectDuLabo, créé par Sébastien Carassou, possède plus de 3500 followers au compteur ! Ce succès provient notamment de son fonctionnement participatif (emprunté à @RealScientists, la version australienne) : chaque semaine, un chercheur prend en main @EnDirectDuLabo et partage sa vie, son sujet d’études et ses aventures au sein de son laboratoire. Pendant une semaine, la communauté de l’oiseau bleu leur pose un milliard (nombre évidemment imprécis et sans doute exagéré) de questions.  Il y a un an, j’ai posé quelques questions aux sept premiers intervenants de cette folle aventure. Comment ont-ils vécu ce moment ? Qu’attendaient-ils de cette semaine ? Comment leurs supérieurs ont-ils réagi face à cette initiative ? En ce début d’année 2016, je vous offre leurs retours.

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Twitter devient Facebooker, et ça fait mal au cœur

En 18 mois, l’oiseau bleu Twitter a virevolté à cause des décisions concernant directement le réseau social et aussi suite aux turbulences financières et hiérarchiques qu’il subit. Face à tant d’instabilité, il y a comme un vent de panique qui souffle « changez de cap et accrochez-vous à quelque chose de solide ! ». Au loin, sa ligne de mire à des airs de Facebook, mais ça, ça reste des gazouillis, pas des déclarations publiques.

Ça a commencé par votre tête, ou du moins votre profil. En avril 2014, Twitter l’a remanié en profondeur. Au départ, seuls certains utilisateurs se sont vus proposés la nouvelle disposition. Photo de profil surmontant une bio, bannière par-dessus. Puis tous y ont eu accès. Cette modification, en dehors du fait qu’elle est le miroir de Facebook, est plutôt bien tolérée puisque plus intuitive, plus design. D’autant plus qu’elle est accompagnée de l’outil « Épingler un tweet », accessible depuis les paramètres propres d’un tweet, qui permet d’accrocher virtuellement un post en haut du profil. Pratique !

Sur le forum développeur de Twitter en avril 2015, un certain Agarwaf du staff de l’oiseau bleu annonce que la vague de changement va atteindre les messages privés. Deux modifications majeures : faire filer la limite des 140 caractères à 10 000 (pour permettre des messages plus longs en privé) et enlever la clause de réciprocité nécessaire pour s’envoyer de tels messages. Enfin, la clause ne disparait pas totalement, elle reste effective par défaut, il y a simplement désormais un paramètre permettant de choisir les expéditeurs des DM : avec suivi mutuel obligatoire ou non. Autre note importante de Agarwaf « les tweets continueront d’être les 140 caractères qu’ils sont aujourd’hui ». C’était sans compter le retour de Jack Dorsey sur le trône fin septembre dernier. Le co-fondateur serait, en effet, favorable à la suppression de cette contrainte.  L’explication ? À la base, le site web a été conçu comme un service de micro-blogging, de SMS. Aujourd’hui, l’utilisateur peut publier des tweets nettement plus longs que les 140 caractères annoncés, grâce à des liens (raccourcis automatiquement à 10 caractères), des Twitter cards (ces fameux médias que l’on ajoute au tweet), à la fonction citer, ou même une photo avec du texte. Il y a de nouvelles règles, de nouvelles pensées étranges, pour ne pas dire absurdes : tweeter la photo d’un texte, c’est normalement rajouter autant de caractères que contient le texte, c’est détourner la limite. Sauf que non, tweeter une photo, c’est tweeter une photo. Pas de détournement. C’est juste l’usage d’un outil.

Quelle que soit la prolongation désirée, ce sont toujours des tweets de 140 caractères. Mais alors pourquoi vouloir faire exploser la base même de Twitter ? Pour tenter d’attirer de nouveaux utilisateurs. Voilà la galère actuelle de l’oiseau : séduire, encore et toujours. S’il est bien de se remettre en question et de tenter de comprendre ce qu’il ne va pas, aller voir ce qu’il se fait ailleurs et détruire sa propre identité au passage ne mérite pas une médaille. Loin de là.

Et pourtant récemment, en novembre 2015, patatra, tout s’effondre. Après la tentative de rendre populaire les sondages, voilà que des « j’aime » remplacent les favoris. Bas les étoiles, haut les cœurs. Un joli design explique que derrière le cœur se cache plein de choses, autant que derrière l’étoile. Que c’est un symbole, qu’ainsi les nouveaux utilisateurs comprendront mieux. Justement l’étoile n’était pas autant un symbole que le cœur. Elle, à mon avis, était nettement plus adaptée à ce genre de comportement. Favoriser un tweet ne voulait pas nécessairement dire « j’aime », à la Facebook, mais tellement de choses. Sans oublier l’usage originel de maintenir un tweet en mémoire dans une colonne dédiée. Trop de confusion possible, gazouille l’oiseau. Et les collections Tweetdeck, c’est du poulet bleu ? Pour rappel, elles permettent d’accrocher un tweet, qu’on a envie de garder quelque part, quelle que soit la raison, sur une colonne.

Aujourd’hui, bien sûr, les twittos se sont fait à ce cœur rouge vif. Son usage se confond même avec l’ex étoile. Modifier l’image d’un usage, même en faisant grogner le peuple, c’est possible. Il suffit de laisser le temps filer, pour que la nouveauté devienne une banalité. Et d’ailleurs, il semblerait que le voyage ne soit pas fini. Twitter ne l’a pas encore confirmé, ni démenti, mais ce cœur pourrait bien se faire voler la vedette par toute une bande émoticônes. Vous ne serez plus forcé d’aimer, vous pourrez transposer votre émotion propre.

Si seulement des modes d’emplois clairs officiels (officiels, parce qu’en réalité des dizaines grouillent sur le net grâce aux merveilleux usagers connectés), existaient, cela faciliterait sans doute l’amorce complexe du site web.  Et cela éviterait cette refonte totalement explosive. À croire que l’oiseau se dit  : « puisqu’ils savent utiliser Facebook, faisons en sorte que Twitter lui ressemble, que dans leurs cœurs, Twitter soit un second Facebook, un Facebooker. »

Note : Ce n’est pas pour cela, que je vais abandonner l’oiseau bleu. J’espère encore qu’il ne fait que passer dans une zone de turbulences, qu’il n’est pas fou au point de vouloir s’effondrer sur le sol sans déployer ses ailes. Mais de manière absolument objective, son comportement m’inquiète. Quelqu’un ne voudrait-il pas lui donner un peu d’air ?

La magie de la vulgarisation

Un constat simple : le public ne peut avoir accès à l’ensemble des articles scientifiques. Il ne peut tout comprendre.

Si je pense cela, c’est aussi et surtout parce que moi-même je me suis heurté à ce problème. Des articles que j’ai du relire pour comprendre, ou pas d’ailleurs. Alors que faire ? Admettre qu’on ne peut pas tout lire ? Voilà qu’un article parait dans un magazine pour enfants. « J’ai tout compris cette fois. » Et pourtant le contenu n’est pas si simple. Certes le texte est vulgarisé mais du vocabulaire scientifique persiste.

 

Là, une question simple : finalement c’est quoi la vulgarisation? La communauté Twitter m’apporte ses avis.

Entre certitudes et flous, cette discussion me dirige vers une conclusion : si tout le monde comprend le concept de vulgarisation, tout le monde ne la définit pas de la même manière. Pourquoi ? Le principal facteur semble être la profession de chacun. Chercheurs, médiateurs, professeurs, journalistes, tous sont influencés par leur travail et leur quotidien. La partie la plus intéressante de cette discussion fut finalement lorsqu’elle dévia du monde connecté. En effet, des proches, assimilables au grand public, me parlèrent de vulgarisation.

Et c’est là que j’ai compris.

Ne posons pas de lapin au monde © NJoly
Ne posons pas de lapin au monde © NJoly

Si certains perçoivent la vulgarisation comme un émerveillement ou un moyen de susciter l’envie de découvrir la science, c’est quelque part parce que la vulgarisation est un peu comme les ficelles d’un tour de magie. Le magicien connaît les tours, certains les devinent. L’important n’est pas de révéler ce qu’il se passe en amont, c’est le résultat final.

Si la définition de la vulgarisation n’est pas si évidente pour tous, c’est parce que tous n’exécutent pas ces tours de magie et que ceux qui le font, ne le font pas avec les mêmes ficelles. Seul un esprit de transmission d’une information compréhensible persiste à chaque tour.

Quant à la médiation, je dirais, si on reprend l’image du magicien, qu’elle est la représentation en elle-même d’un tour de magie. Ce que j’aime dans cette image c’est que le public peut participer à un tour de magie, il peut être impliqué comme dans une médiation.

Suite à cette réflexion, j’aimerais partager de nouvelles choses sur ce blog. Ou du moins proposer un regard différent, ne pas tomber dans le sensationnel, ne pas tomber dans l’information classique. L’idée initiale était d’introduire la vulgarisation dans une présentation dynamique, avec Prezi. Mais que présenter ? Et est-ce vraiment nécessaire de poser les ficelles des tours de magie dans une animation ? Je ne suis pas convaincue. Je cherche encore et toujours une réponse à « doit-on vraiment parler de la vulgarisation en elle-même? »

Quoi qu’il en soit il faut continuer à vulgariser, à partager la recherche ainsi que la science au public, quelque soit son niveau. 

Twitter, ma notice

Twitter n’est pas servi avec une notice. Comment tweeter, quand, où, pourquoi? Au fil du temps je suis parvenue à établir quelques règles, quelques précautions à prendre. Le but ? Eviter les tweets qui « piquent les yeux ». Je ne dis pas que je suis une spécialiste de Twitter, que vos tweets sont minables et les miens merveilleux. Loin de là, j’exprime simplement un compte-rendu de mes propres constats.

Le hashtag

Ce mot clé est une richesse, un atout qui permet de relier tout les tweets évoquant un même sujet entre eux. C’est un peu du Linked Data finalement.

Il faut l’utiliser. Live Tweeter un événement sans hashtag et spammer gentiment sa TL sans qu’elle ne comprenne pourquoi, c’est à la limite du non sens.

Correctement. Et voilà que lors d’une conférence avec un hashtag officiel (et donc plus que recommandé) j’aperçois de loin, l’écran d’un participant. Il affiche Twitter. Après déchiffrage de son arobase, je me rend compte qu’il live-tweete depuis deux heures avec un autre hashtag. Conséquences : 1/ les twittos n’étant pas présents ne peuvent suivre l’intégralité du LT. 2/ les stats sur le hashtag de l’événement sont faussés. 3/ on se sent con quand même de pas avoir vu les panneaux avec le # officiel en géant.

Sans overdose. C’est le must. Le tweet est bleu (sur Tweetdeck), il est rempli de hashtags. Comme pour les poisons, tout est question de dose. Un peu tout va bien, au delà d’un pallier c’est illisible. Or, l’une des premières choses que l’on vous apprend dans un cours de mise en page, c’est que la majeure partie des décrochages de lecteurs (lorsqu’il arrête sa lecture) est du à un souci de lisibilité. Or, trop de hashtag dissimule le contenu initial du tweet.

En résumé, les hashtags oui mais avec modération, précision et rigueur.

L’arobase

Il faut l’utiliser. Cibler quelqu’un dans un tweet c’est bien, indiquez son compte Twitter, son arobase c’est mieux.

Correctement. Pas toujours facile de trouver l’arobase reliée au twitto ciblé. La solution ? Googler le nom de la personne + twitter. Pourquoi pas d’abord sur Twitter ?  Parce qu’il risque d’y avoir un millier de M. George ou Mme Jacqueline.

Sans overdose. La mention doit être justifiée. Dans un LT, on mentionne une ou deux fois l’arobase et si besoin on utilise simplement les initiales pour gagner de la place…Pas besoin de spammer les notifications du twitto à chaque mot prononcé.

Le tweet

Il faut l’utiliser le plus naturellement possible. Autrement dit, bannir les tweets programmés qui apparaissent tous à la même heure. Programmer un tweet, ne sert pas à spammer mais diffuser un contenu à un moment où l’on ne peut le faire.

Correctement, de manière brève. Twitter n’est pas adapté pour le format roman. Avoir besoin de 280 caractères, donner une info en 2 tweets, c’est possible. Mais construire les prémices d’une histoire (sans doute fabuleuse), cela a plutôt sa place sur un blog ou un autre support adéquat. Mais si vous voulez vraiment créer une histoire avec des tweets, pensez au Storify.

Sans overdose. Sans tweet de plus de 140 caractères. Quoi? Plus de 140 caractères? Comment c’est possible? Oui, malheureusement, il existe des tweets dépassant la célèbre limite. Il s’agit de tweets programmés pour faire la communication d’articles ou autres documents. Le robot reprend le titre, le chapeau et forcément, le réseau social coupe le tweet à 140. Résultat un merveilleux tweet avec un mot coupé en deux et trois petits points. L’apothéose ultime du tweet.

Les bandes sons de TransVision #tv2014

120 personnes inscrites en liste d’attente.

Transvision, le premier colloque international sur le transhumanisme en France semble être l’événement de cette fin novembre. Pas facile de passer après Philae et pourtant …

Robots, open science, épistémologie, biologie, technologies, rapport science-société etc. le programme annonce trois journées hautes en couleurs !

Ma vision de la transvision © N Joly
Ma vision de la transvision © N Joly

Je vous propose un petit retour sonore sur quelques conférences de Transvision ayant eu lieu les 20, 21 et 22 novembre 2014 dernier :

Projections algorithmiques, concurrences et altruisme, par Thierry Berthier

Unequal access to smart technology: what can we learn from the example of smartphones?, par David Wood aka @dw2

Séquençage ADN, par Laurent Alexandre aka @dr_l_alexandre 

Demystifyng visionary technology, Aubrey de Grey aka @aubreydegrey

L’open science face aux enjeux éthiques de la convergence NBIC, par Guillaume Dumas aka @introspection

Le cyborg doit-il devenir vertueux ? Enjeux politiques et sociaux de l’amélioration morale, par Marina Maestrutti

> D’autres sons disponibles sur demande :)

Vous pouvez aussi retrouver l’ensemble des tweets de l’événement sur le hashtag #tv2014.

Merveilleuse collection

Il faut l’avouer, sur Twitter, nos favoris ne sont là que pour dire à l’auteur du tweet « j’ai vu et apprécié ».  Si vous n’êtes pas d’accord, c’est que vous pensez que cette fonction sert à retrouver plus facilement les tweets dans la jungle de votre TL ensuite. Et bien, je vous cède l’astuce qui va révolutionner votre vie : les collections. Ces colonnes TweetDeck permettent d’accrocher un tweet. Voici un aperçu de ma collonne nommée « Merveilleux », qui rassemble les tweets que j’ai vraiment trouvé… merveilleux.  À vous les RT chers twittos ! 

 

J’ai testé (malgré moi) les tweets protégés.

Le cri de l’oiseau bleu a étouffé la portée de mes tweets.

Tout ça parce qu’une ombre a traqué, menacé bien plus que mon arobase. Et qu’il fallait une solution. 
Quelque chose de facile et direct : j’ai protégé mes gazouillis.

Au début, c’est amusant de recevoir des demandes d’abonnement. Comme sur Facebook, un contrôle est possible. Quelques demandes plus tard, j’ai compris que c’était hors principe. Twitter n’est pas un réseau social où la réciprocité est obligatoire. C’est limite discriminant d’avoir le pouvoir d’accepter ou non quelqu’un. J’accepte tout le monde directement.

L’avantage, c’est qu’il faut être abonné pour consulter mes tweets. Tout le monde ne peut pas les voir. Je limite l’accès de mon compte, je suis protégée de ceux qui ont décidé de me traquer. C’est exactement ce que je voulais.

« Je n’arrive pas à te retweeter. » Voilà une conséquence à laquelle je n’avais pas pensé. Puisque seuls mes followers ne peuvent voir mes tweets, les followers des autres ne le peuvent pas, d’où les RT interdits. Or, la portée d’un tweet est liée aux nombres de nos followers mais peut être amplifiée via les retweets. On parle de Retweet Reach. Cette notion donne davantage de vues à nos messages et augmente le nombre potentiel d’impressions. Merde, je n’ai pas que bloqué mes tweets, j’ai aussi bailloné la portée mon compte.

L’inconvénient, c’est qu’il faut être abonné pour consulter mes tweets. Tout le monde ne peut pas les voir. Donc en plus d’être interdite de RT, diffuser, grâce à un live-tweet, un événement ou propulser quelque chose sur Twitter devient ridicule. Ma participation à certaines conférences est remise en question. Le 12 novembre, je relibère mes tweets, mon métier est en jeu. Philae le vaut bien. Et d’ici là, les méchants m’auront oubliée. Ou pas.

Professionnellement, la protection des tweets est plus qu’handicapante. Il me faut remédier à tout cela. L’idée de se cacher derrière un pseudo est bonne. Mais lequel ? Entre deux noms, d’autres questions m’interpellent. Suis-je prête à repartir à zéro avec un nouveau nom? Après tout, c’était une évolution pour moi de passer de mon pseudo à mon vrai nom…Mais pourquoi faudrait-il que je fasse marche arrière ? Pourquoi devrais-je modifier ma vie ? Pour des gens trop curieux qui bousculent les barrières morales du cercle intime ? Non. Je reprends les choses en main. 

Aucun de mes tweets ne fait offense à qui/quoi que ce soit.  Ma vie professionnelle est publique. Oui, je suis ici puis là. Oui j’écris ceci, cela.  Vous voulez me suivre, très bien faites le. Mais ayez la descence de le faire proprement : en appuyant sur le bouton follow depuis votre compte twitter officiel plutôt qu’en scrutant mon profil sans être abonné au réseau.  Aucun autre événement ne me fera restreindre mes diffusions. Vous me devez 3 jours de silence. Mais je ne suis pas rancunière, puisque la seule chose qui m’importe ce n’est pas ceux qui veulent détruire certaines personnes mais ceux qui veulent devenir acteur de ce monde. Pour toutes ces raisons, mon compte @NadegeJoly retrouve ses origines et sa liberté d’expression. Retrouvez-moi entre les lignes de l’oiseau bleu.