Show must go on | Cabaret des Sciences 2017

Dans de deux semaines.

Le show reprendra.

De quoi? Du Cabaret des Sciences. Vous savez cette aventure fabuleuse que je mène avec Jérémy & Florence sous le chapeau des Vulgaires.

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Dès le début de l’été dernier, des chercheurs, étudiants et même citoyens ont réfléchi à comment construire un sketch à partir d’une idée, d’une théorie qui les intéresse. L’association Tartuffe & Pythagore, la seule, l’unique en région mêlant science et théâtre, a suivi et coaché ces fous de diffusion scientifique.

Résultat, neuf personnes sont en ce moment même en train de prendre garde à bien placer leur voix, leurs pieds, leur texte. Tout ça, pour que vendredi 13 octobre à 20h, vous assistiez à un spectacle délicieux. Et ce, sans vraiment vous rendre compte qu’on parle de science, que la science n’est pas forcément là où on la pense, qu’il n’y a pas que la biologie, la physique ou les maths qui se cachent derrière le mot science. Enfin je ne vais pas vous spoiler :)

Et vous savez quoi? J’ai la chair de poule. Tellement je suis fière de ce projet, de pouvoir vous offrir l’occasion de plonger dans l’inconnu, de monter sur scène et de parvenir à ajouter des bouts de science enrobés de sourires, de costumes et de regards complices.

Bien sur, l’idée d’une tournée du Cabaret trotte dans les têtes. Peut-être qu’un jour prochain nous aurons les forces nécessaires pour faire virevolter ce spectacle dans d’autres contrées. Mais d’ici là, c’est un réel plaisir de voir cette seconde édition se dérouler à Fives dans une salle merveilleuse. Que d’excitation face à vos réservations : 75 personnes nous font déjà confiance ou du moins sont assez curieux pour venir voir notre folie s’accomplir sur les planches.

Vous n’avez pas réserver votre place? N’hésitez pas à nous interpeller avec le mot clé #CabaretDesSciences lorsque vous l’aurez fait, ça rajoutera quelques paillettes dans nos yeux voire quelques papillons au ventre le jour J face à une salle comble.

 

Juste pour vous, quelques liens pratiques :

L’event FB du Cabaret des Sciences > https://www.facebook.com/events/1958699497710719/

Infos Cabaret des Sciences & Résas (gratos) > lesvulgaires.org

Le Twitter des Vulgaires > @Les_Vulgaires

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Giraffa, ma fiole d’ivresse

Ceci est issu d’un exercice made in ESJ Lille : rendre une étude scientifique sexy grâce à l’humour. 

 

Giraffa, mon amour © Laurent EVEN
Giraffa, mon amour © Laurent EVEN

 

Votre chat ou votre chien a des puces ? Frotter le à une girafe ! (Attention : Sophie la girafe n’est pas une vraie girafe.)

Vous n’avez pas de vraie girafe à la maison?

Allez au zoo ou contactez les chercheurs à l’origine de ce bon plan. Ceux-ci sont en effet parvenus à flairer d’étranges capacités, notamment killeurs de bactéries, tireurs à gages de champignons et chasseurs de parasites. Tout cela se dissimulait dans de minuscules échantillons de poils de girafe passés dans une machine capable d’effectuer, comme les chimistes le disent si bien, une chromatographie en phase gazeuse couplée à une spectrométrie de masse. Bref, des pics sortent de la bête en format A4. A un ensemble de pics correspond une molécule qui se balade dans l’échantillon étudié. Résultat de l’arrachage sauvage : nos amis, les Giraffa Reticula, ont des poils pleins de composés à l’odeur plus que formidable -l’indole- et on ne peut moins toxique -le scatol- .

L’un a une odeur de matière fécale.

L’autre, dérivé de l’indole, intoxique bovins, moutons, chèvres et brûlait entre vos lèvres jusqu’à son interdiction dans les cigarettes et tout autre produit en France.

Mais ne nous arrêtons pas là, votre mammifère de compagnie n’en a que faire de ces histoires qui ne manquent pas d’odeur.

Bouchons-nous le nez et plongeons un peu plus profondément dans l’analyse. Surprise, des aldéhydes, cette famille de molécules qui impose un -al final à ces membres tels qu’heptanal, octanal, nonanal ou encore benzaldèhyde (voilà un rebelle qui a pas écouté les consignes) et quelques acides dont la chaîne carbonée est aussi longue que le cou d’une girafe, se cachent entre les envahissants indoles.

Ces petits derniers seraient capable d’établir un périmètre de sécurité où micro-organismes et bêbêtes au nom barbare comme arthropodes ectoparasitaires se doivent de rester derrière la barrière. 

En quelques mots : de quoi faire fuir puces, tiques et autres sangsues de votre minou ou de votre chien-chien. Voilà, maintenant vous comprenez pourquoi, frottez votre animal à Sophie la girafe, ça ne fonctionne pas .. à moins qu’elle-même se soit frottée on ne sait où !