Dans de beaux draps.

Bambi ô mon Bambi © DR
Bambi ô mon Bambi © DR

 

C’est parfois rien.

Une simple nuit passée à regarder le temps. À ne plus voir l’heure.

Cela commence avec je-ne-sais-quel magazine. Quelques phrases qui emballent. Une inspiration.

Voilà. On attrape des celluloses vierges, on gribouille quelques traits. Un regard se dessine. Une gorgée de thé.

Qu’elle est douce cette soie. Et voilà que ça vibre. 

Oui bientôt, je retrouverai mes quartiers. Bientôt je chasserai les lions dans les herbes hautes. Mes amis, je m’arrêterai dévorer avec vous la graisse solide du voisin. Et j’apprivoiserai les nouveaux venus.

Tout cela avec un air de je suis chez moi. Et mieux encore, je suis moi, je n’ai plus qu’à valser dans les rues, voir le monde de mon nouveau phare de couleur argentée.

La saison pure approche. La science va revenir en un coup de fouet. Soyez patients. L’imagination nous kidnappe mais ramène nos vies. Cette fois, des effluves de parfums se déposeront ici.

Arizona revient, vous reprendriez bien une tasse de thé ? 

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What an electric hour

I missed the train © NJoly
I missed the train © NJoly

La décharge. D’un coup elle transite entre vous et le monde. L’accumulation de conditions perfectionne le sort.

Me voilà dépourvue de toutes charges. Ma colonne torture l’âme, elle exprime son besoin de stopper le temps, de plonger mon corps dans un autre monde.

J’enchaîne les retours. Comme respirer devient rassurant. Je suis la vague qui vous fera croire en l’espoir du jour. Je ne suis pas allée me confessée, j’ai la tête suffisamment transparente pour être en accord avec mes principes.

Cette fois je ne tomberai pas ailleurs que sur mes envies. Vous bousculerez vos heures pour mieux comprendre l’horloge de mes rythmes. Il n’y a pas à tenter d’éviter la question, je te fonce dedans l’ami. Quitte à me confronter à tes idées. C’est tellement chiant à mourir lorsque le mur en face murmure « non, moi je .. euh oui en fait tu dis vrai, c’est vraiment blabla ». Ce genre de faux-soldats n’a pas lieu d’être dans ma fourmilière, je ne veux que de l’électrique qui provoque de multitudes de sursauts. Prenez garde à vos chaussures, ce sont elles, les coupables.

Lorsque le lièvre de Mars chevauche la réalité

Le lièvre de Mars de Tim Burton

Pendant que les heures s’arrêtent, je suis perdue à travers le temps. J’ai comme oublié le compte. Voyez vous, la nuit dernière mes yeux suivaient l’azur du ciel. Mon corps n’a cessé de respirer ce bleu de méthylène pour le transformer en ecchymoses. A ne plus croiser le regard du Lièvre de Mars, je suis desormais sur l’autoroute du désert.

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