What an electric hour

I missed the train © NJoly
I missed the train © NJoly

La décharge. D’un coup elle transite entre vous et le monde. L’accumulation de conditions perfectionne le sort.

Me voilà dépourvue de toutes charges. Ma colonne torture l’âme, elle exprime son besoin de stopper le temps, de plonger mon corps dans un autre monde.

J’enchaîne les retours. Comme respirer devient rassurant. Je suis la vague qui vous fera croire en l’espoir du jour. Je ne suis pas allée me confessée, j’ai la tête suffisamment transparente pour être en accord avec mes principes.

Cette fois je ne tomberai pas ailleurs que sur mes envies. Vous bousculerez vos heures pour mieux comprendre l’horloge de mes rythmes. Il n’y a pas à tenter d’éviter la question, je te fonce dedans l’ami. Quitte à me confronter à tes idées. C’est tellement chiant à mourir lorsque le mur en face murmure « non, moi je .. euh oui en fait tu dis vrai, c’est vraiment blabla ». Ce genre de faux-soldats n’a pas lieu d’être dans ma fourmilière, je ne veux que de l’électrique qui provoque de multitudes de sursauts. Prenez garde à vos chaussures, ce sont elles, les coupables.

Reconstruction d’une voleuse de secondes.

Ce sont les minutes que j’attendais. Des minutes de rien, des minutes de tout. Qu’importe tant qu’on s’en fout.

J’ai perdu le bonheur avec mon cœur. On m’a soulevé les erreurs pour mieux voir mes peurs. J’avais l’angoisse en fond de train. Le corps au sol, l’esprit trop loin. Ils n’ont pas eu conscience que le drame n’était pas un virus. C’était une vie ennouée dans l’engrenage inceste d’un monde irréel.

Je suffoquais de ne pas être moi.

Je rageais d’être dans un flot trop grand.

L’ouragan arrive. Le courage nous repositionne sur nos pieds. Pleure, mais avance. Avance vers cette voie qui te sauvera les doigts.

Je me suis déconnectée 3 jours entiers.

Je ne m’en souviens pas vraiment. C’est que je dormais tout le temps. Et lorsque j’ouvrais les yeux, le poids des maux qui s’évaporent shootait sans un regard mon corps. Mes discours étaient encore plus ailleurs que moi. J’ai craché mes douleurs, laissé le monde nettoyer mon sang.

La reprise est un après à colorer. Les notes noires et blanches rappellent mes rêves à la raison. Tu t’es oubliée, tu as perdu le fil de l’aiguille. Reprends donc un peu de douce imagination.

Les rencontres de cette période n’ont pu que prendre l’eau. Je n’ai guère besoin que l’on m’envoie des poings dans la vision. Je suis tombée parce que je m’étais égarée dans les chemins d’inconnus. Ceux qui s’amusent à vouloir me rediriger en ont fait les frais. Je ne voulais qu’un drap tendu pour amortir la chute. Les doux soutiens dorés m’ont maintenus ivre de vie. Chaque étape ne peut être faite que par soi-même. Laissez-moi vous rappelez que les emprises ne sont pas légitimes. Je hais profondément que l’on bouscule les milliards de secondes de mes minutes. Je ne désire que de simples choses. Que l’on s’approche de ma courbe, que l’on ne cherche pas à arroser l’améthyste perdue, que vos battements me rappellent à quel point j’aime me battre pour celle que je suis, que mon regard ne se perd pas dans une gare mais dans vos yeux.

Si je ne planifie pas demain, c’est que je prie pour qu’il ne m’arrive rien.

Lorsque le lièvre de Mars chevauche la réalité

Le lièvre de Mars de Tim Burton

Pendant que les heures s’arrêtent, je suis perdue à travers le temps. J’ai comme oublié le compte. Voyez vous, la nuit dernière mes yeux suivaient l’azur du ciel. Mon corps n’a cessé de respirer ce bleu de méthylène pour le transformer en ecchymoses. A ne plus croiser le regard du Lièvre de Mars, je suis desormais sur l’autoroute du désert.

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Dimanche de Pluie

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La musique se déclenche. Il est l’heure de démouler nos corps, de sortir de ces draps. Dehors les arbres se mouillent les feuilles. Encore un jour de pluie. Encore un jour de froid. Encore une journée qu’on voudrait passer au lit. 

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