Le journalisme est-il une science ?

Voilà qu’un lecteur, qui désire rester anonyme, m’interroge : « le journalisme est-il une science ? ».

Ma pensée s’oriente aussitôt vers le non. Comment le journalisme, même scientifique, pourrait-il être une science ? Le métier consiste à transmettre une information à un lecteur quel qu’il soit. Le journaliste n’étudie pas une discipline en vue de répondre à des questions encore laissées dans l’ignorance. Il interroge ceux qui ont accès aux données ou sont à l’origine de celles-ci. Le journaliste est un pont entre l’actualité et le citoyen.

La fabrique à articles telle une science © N Joly
La fabrique à articles telle une science © N Joly

Une question apparaît : pourquoi et comment ce lecteur est-il parvenu à se demander une telle chose ? Il y aurait-il confusion autour de la notion de la science ? Si la science regroupe de nombreuses disciplines, tout n’est pas inscrit en tant que science. Notre amie Wikipédia, qui a ouvert Le Petit Robert de 1995, voit la science comme une connaissance, comme « ce que l’on sait pour l’avoir appris, ce que l’on tient pour vrai au sens large, l’ensemble de connaissances, d’études d’une valeur universelle, caractérisées par un objet (domaine) et une méthode déterminés, et fondés sur des relations objectives vérifiables [sens restreint] ». L’objet, le domaine pourrait être l’actualité, la méthode serait liée aux techniques journalistiques. Le journalisme scientifique serait ce que l’on sait de la science, la science de la science. Cette mise en abîme me perd. Je suis pourtant sure et certaine : j’écoute les chercheurs, essaye de comprendre leurs recherches et diffuse une science vulgarisée, je ne fais pas de science à proprement dit, le journalisme n’en ai pas une. 

Pourquoi cette confusion? Parce qu’il existe de la recherche faite sur le journalisme ? Ou alors est-ce la considération des sciences autrefois qualifiées de « molles » telles que les sciences humaines et sociales qui serait liée à l’explication de ce bouleversement dans certains esprits? Rien n’est sur. Absolument rien même. Chacun est libre de se poser les questions du monde entier. « Il n’y a pas de questions bêtes ».  L’interrogation est humaine, elle révèle une curiosité. Et l’on ne peux tout savoir sur absolument tout. Alors pourquoi s’attacher à trouver une réponse à chaque question ? Nul ne le sait. Quoi qu’il en soit : science ou pas, poser des questions en journalisme, c’est plus que permis.

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Tempête en approche

C’est un vaste complot qui s’est organisé au fond de l’eau. J’ai simplement oublié de respirer pendant quelques secondes. Et quelques jours plus tard, une tempête percute mon atmosphère et me rappelle à l’ordre.

Il n’y en a jamais assez. Lorsqu’il n’ y a plus aucune difficulté, sans prendre garde, une F5 vous tombe dessus. La force est de savoir y faire face. Pour cela, il faut d’abord se relever.

C’est pas grand chose mais ça bouscule l’univers. Le votre ? Non, non bien sur, il n’y a qu’ici que le disque tourne en boucle.

Un message se glisse : fais le bon choix, ressens l’ouragan, ne reste pas sous la pluie, transforme ta colère en force. Sois humaine.

The End

(3/15)

Je ne sais plus.

L’idéal serait de laisser les pleurs s’échapper.

Même si au final cela ne change pas le monde, ça aiderait

Puisque je sais que c’est lorsque tes pieds ne frôlent plus l’eau douce que tu paniques.

Il n’y a plus de quoi se noyer.

Alors tu inondes ton monde, faute de ne rejoindre cet autre. Continuer la lecture de The End

Ecrire Sexy avec 10 mots imposés

 

J’ai pas compris.  L’expression de son visage était pourtant claire. Il m’attaquait du regard. Je plissais les yeux.

Alors j’ai commencé à réfléchir. Mes pensées se plongent dans le passé, celui d’avant aujourd’hui, celui d’hier.

Je revois notre entrée dans cet appartement inconnu, le parapluie rouge qui s’accrochait à la chaise, et surtout la douce odeur qui inondait le salon. C’était un jour comme les autres, perdu dans la vie d’un autre. On avait choisi de partir, de couper nos mondes pour mieux vivre les nôtres. C’était venu comme ça, entre deux phrases du matin. J’avais ouvert les rideaux, t’avais éteins la lumière et puis tu m’as sorti cette tirade :

Je n’ai plus de temps à t’accorder. Il n’y a plus de spaghettis dans les placards, plus de télécommandes dans le frigo.  Même le chat n’a plus d’eau.

Tu manquais d’air.

J’ai souri, j’ai appelé ton oncle de la montagne, celui qui te faisait des crêpes quand tu étais môme.  Je me souvenais que ta grand-mère avait un appartement en plein coeur de ta ville natale, que ton oncle avait les clés.

Et nous voilà.

Toi me regardant comme si j’avais tué ta GameCube , moi te priant te croire que j’ai pas laisser filer nos envies dans la passoire de la peur. Le temps était figé, un peu comme si une bulle de silence s’était incorporée entre nous. Elle n’avait pas de sens, elle ne pouvait contenir ton esprit. Avec une aiguille virtuelle, j’ai brisé la sphère.

“Quelque chose ne va pas?”

Il mord ses lèvres. Les mots luttent pour rester dans sa bouche.

Et d’un coup il lâche :  “Mon anniversaire …

Mon souffle se coupe, le sien s’emballe.

T’as oublié mon anniversaire.

C’était il y a deux jours. Il ne lui manquait donc pas de temps, ni même de passion mais juste un marque page dans sa vie. Celui qui lui permet de maintenir un ordre à sa vie ou du moins de faire des pauses parfois.

Que l’on ferme la porte et que l’on se regarde un peu moins de travers.

Histoire de ne plus voir que l’horloge s’arrête.

 

 

 

> Les 10 mots étaient : expression – parapluie – lumière – chat – montagne – passoire – bulle – anniversaire – passion – porte

 

What an electric hour

I missed the train © NJoly
I missed the train © NJoly

La décharge. D’un coup elle transite entre vous et le monde. L’accumulation de conditions perfectionne le sort.

Me voilà dépourvue de toutes charges. Ma colonne torture l’âme, elle exprime son besoin de stopper le temps, de plonger mon corps dans un autre monde.

J’enchaîne les retours. Comme respirer devient rassurant. Je suis la vague qui vous fera croire en l’espoir du jour. Je ne suis pas allée me confessée, j’ai la tête suffisamment transparente pour être en accord avec mes principes.

Cette fois je ne tomberai pas ailleurs que sur mes envies. Vous bousculerez vos heures pour mieux comprendre l’horloge de mes rythmes. Il n’y a pas à tenter d’éviter la question, je te fonce dedans l’ami. Quitte à me confronter à tes idées. C’est tellement chiant à mourir lorsque le mur en face murmure « non, moi je .. euh oui en fait tu dis vrai, c’est vraiment blabla ». Ce genre de faux-soldats n’a pas lieu d’être dans ma fourmilière, je ne veux que de l’électrique qui provoque de multitudes de sursauts. Prenez garde à vos chaussures, ce sont elles, les coupables.