La science & moi, en Hauts de France

La science est une culture.  Est-ce vraiment clair pour tous ? Non, pas forcément. Voilà pourquoi, je continue à multiplier les actions pour que ce le soit. Et si cela le devient, arrêterais-je? Non, je n’arrêterais pas pour la simple et unique raison que vous aurez pris goût à cette science telle une culture, et que vous en privez n’aurait aucun sens.

Et donc, y a quoi au programme de mes actions?

La 2e édition lilloise de Pint of Science s’organise, rendez-vous en mai 2017 ou sur cet article où je raconte pourquoi Lille (et toutes les villes) a besoin de ce festival international de sciences.

Le Cabaret des Sciences by les Vulgaires était une belle réussite. Enfin de notre côté, si vous n’avez pas aimé, vous pouvez partager votre avis en commentaire. Rendez-vous en octobre 2017 pour une seconde édition.  Et peut-être plus tôt pour un nouveau format d’événement/d’action trop trop cool.  #StayTurned sur @Les_Vulgaires

Aussi, je concocte en ce moment même un événement à rallonge (comprenez qui s’étalera sur plusieurs mois en 2017) pour le Forum des Sciences. De quoi s’agit-il? J’aime votre curiosité, mais il va falloir vous montrer patient et attendre les annonces officielles :)

Et d’ici là, que fais-je ?

Et bien, encore et toujours, ma vie est rythmée de défis.  Tous riment évidemment avec promouvoir la science en Hauts de France et surtout rendre davantage naturel le lien entre science et grand public sur ce territoire.  Mon allié du moment s’appelle Nord Êka!. Mais vous le saviez peut-être ou aviez sans doute reconnu ma patte #AdobeSparkée sur leur page Facebook, non? Nord Ekâ! est un magazine de science pour les jeunes [mais les vieux sont aussi les bienvenus :) D’ailleurs à quel âge on devient vieux ?].

adobe-spark

En  vrai, si je soutiens ce magazine c’est parce qu’il s’accroche à la science de sa région, les Hauts de France. Et mieux encore, chacun peut apporter sa pierre à l’édifice. Une sorte de média collaboratif pour promouvoir les sciences d’une région.  Bon, en vrai peu de personnes collaborent aujourd’hui. Mais c’est parce que vous ne saviez peut-être pas que le Cogito était un espace dédié pour vous? Ou alors que vous êtes timide du pixel? Que ça vous fait peur de proposer un article à un inconnu derrière une page FB? Et bien dites vous que cet inconnu derrière la page FB, c’est moi. Et là normalement l’inconnu est un peu plus connu, voire connue.

Quoi qu’il en soit, je crois en cette volonté de partage de la science. Je sais qu’elle existe pour la simple et bonne raison que je l’ai vu, aussi bien lors de Pint of Science, que du Cabaret des Sciences ou d’autres événements. J’ai appris à ne pas avoir peur des gens, des salles vides lors d’événements, des pages blanches. N’ayez pas peur de ramener votre science sur Nord Ekâ! ou sur place lors des événements science !

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Nanopores : l’avenir des batteries ?

Chez les internautes, il existe deux grands fléaux : ne plus avoir de batterie et ne pas avoir d’accès wifi. Si pour le wifi, l’individu dépend de son environnement, c’est une autre histoire pour la batterie. L’idéal serait que nos technologies survivent des semaines sans devoir se relier à la vie, comprenez à la prise électrique. Ou alors il faudrait une batterie de secours. Cela existe déjà bien sur. Toutefois elles sont encore bien trop encombrantes. Il faudrait qu’elles soient plus performantes, plus petites, plus ingénieuses.

Crise d'énergie lors d'une confèrence © N Joly
Crise d’énergie lors d’une confèrence © N Joly

C’est dans cette voie de miniaturisation que des chimistes et physiciens de l’université de Maryland se sont aventurés dans la conception d’une batterie innovante. L’idée est d’associer des millions de nanopores entre eux pour constituer une structure capable de retenir l’énergie. Pourquoi ça fonctionnerait ? Parce que les nanopores qu’ils utilisent sont des petits trous, au sein d’une feuille de céramique, capables de transporter une charge électrique d’une nanoélectrode à une autre. Autrement dit, comme dans une pile classique, c’est le transfert d’électrons, des petites charges négatives, qui permettent d’actionner l’engrenage nécessaire au stockage d’énergie sous forme chimique.

La nano structure issu de ces travaux est encore à l’état de prototype. Néanmoins, cette avancée dans la miniaturisation des composants de stockage d’énergie semble prometteuse. En effet, les millions de nanotubes sont identiques. Ensemble ils forment une batterie très efficace – elle se charge en 12 min et peut être rechargée des milliers de fois – et ultra minuscule, de l’ordre d’un grain de sable. Si de manière générale, le concept est déjà surprenant, les scientifiques imaginent une version dix fois plus puissante. Reste à déterminer un procédé de fabrication à grande échelle pour commercialiser cette nanomerveille !

C. Liu et al. Nature Nanotechnology (2014)