Poppy, le maître de l’Open Source

Dans certaines cultures, un robot animé ne peut être que vivant. Et si un robot vit, il possède forcément une âme. En orient, nul, ou presque, n’imagine qu’il puisse prendre le pouvoir et aller contre l’homme. Et si, au lieu d’imaginer le soulèvement des machines, l’on se plongeait plutôt dans un monde où le robot serait un atout voire un allié de l’homme ? Et s’il pouvait nous aider à en apprendre davantage sur l’humain ?

Poppy  est un robot bio-inspiré de 83 cm qui frôle l’équilibre sur ses pieds courbés. Il n’a pas forcément d’yeux pour voir ni de capteurs sensoriels pour détecter son environnement. Evidemment ses créateurs, l’équipe Flowers Inria, ont pensé à tout cela, mais l’humanoïde n’est pas destiné à de tels projets. Toutefois Poppy est doté de capteurs de position qui lui permettent d’effectuer ou d’enregistrer un mouvement. Ses 25 moteurs lui offrent de nombreux degrés de liberté. Il peut reproduire une danse, nager, pédaler dans le vide. Comme l’homme, il possède une colonne vertébrale et un bassin articulé. Ces éléments semblent nécessaires chez l’homme, l’est-ce autant chez le robot ? « Ce qui est vrai chez l’homme ne l’est pas forcément chez nous, et vice versa », souffle un développeur. En effet, Poppy admet quelques difficultés à tenir debout seul. Cette position d’équilibre n’est que prémices à la marche bipède, qui n’est autre qu’une succession de déséquilibres auxquels le corps doit s’adapter en permanence. Il est difficile de faire marcher un robot aux proportions humaines qui n’a pas le centre de gravité aussi bas que les autres robots ni d’aussi grands pieds qu’eux. Poppy chausse du 23 et il adore les baskets bleues, faut faire avec.

Red Poppy, sur la table des développeurs.
Red Poppy, sur la table des développeurs.

Ainsi, les développeurs étudient la marche de ce petit robot. Leur vœu était de reproduire le comportement d’un enfant. C’est ainsi que Poppy fut propulsé en dehors de l’imprimante 3D. Fait d’acrylonitrile butadiène styrène, un composé plastique, il résiste aux chocs et son armature est plutôt légère. Ce sont les moteurs qui augmentent son poids …et son prix. Un moteur seul couterait environ 250€, soit plus de 6000€ pour les 25 moteurs, alors que le corps plastique ne dépasse pas les 1000€.

Allongé sur la table, Poppy n’est pas allumé, il se laisse manipuler : il faut remplacer quelques moteurs et quelques fils. La dernière utilisation au printemps dernier a fait travailler le petit robot. Entre envie de développer de nouveaux projets, de tester d’autres choses, les développeurs ne manquent pas d’idées. Comme Stéphane Ribas, community manager du projet, le précise « Poppy est Open source, toutes ses caractéristiques sont disponibles mais l’important ce n’est pas cela. Ce qui est intéressant c’est ce  que nous faisons de tout cela, en d’autres termes quelles sont les applications du projet ». Si aujourd’hui, Poppy fait de la musique en agitant des maracas ou en tapotant sur un xylophone, c’est un éventuel vecteur pour l’enseignement, l’éducation. Tout ça en programmant la machine comme on le désire. Mais il faut savoir qu’il « y a plein de choses à faire sans programmer ». Donc pas de panique, même sans cursus en informatique en peut craquer pour un petit robot Open source !

Ainsi, aussi animé soit Poppy, le robot Open Source ne vit qu’à travers ceux qui alimentent ses fonctionnalités. On pourrait lui attribuer une âme. Croire qu’aussi inoffensif le jour, il se réveille la nuit, part conquérir le monde et vise à devenir le maître de l’univers. Mais non, lui il préfère surfer sur une vague prometteuse : celle de l’Open Source.

And more

Retracez la journée à travers ce Storify : Rencontre avec Poppy, le robot Open-Source Inria & si vous n’êtes toujours pas rassasiés, retrouvez toutes les infos dispos sur le site du projet !

Un grand merci à la Cité des Sciences et de l’industrie et plus particulièrement à la zone 3 pour leur accueil fabuleux et leur volonté de partage.

Lumière sur Elysia chlorotica

Le soleil perce la surface. Le courant marin s’engouffre dans les coraux. À l’approche, les poissons du littoral de la Floride se cachent derrière les rochers. Soudain, une feuille se détache d’un végétal. Elle ondule doucement. Des sortes d’antennes se distinguent. Cette feuille a une tête de limace. Mes neurones subissent un électrochoc : ce n’est pas une feuille, c’est Elysia chlorotica, une limace de mer.

K. Pelletreau et al. PLOS One (2014) doi:10.1371/journal.pone.0097477.g001
Anatomy of Elysia Chlorotica © K. Pelletreau et al. (2014)

Cette espèce animale d’un vert émeraude, est un gastéropode opisthobranche marin. Le qualificatif opistobranche n’a aucun rapport avec le côté feuille d’arbre de l’animal. Il indique en réalité que sa branchie est située à l’arrière du cœur, contrairement aux prosobranches qui la porte en avant du cœur. Bon, je vous l’accorde, lire un texte sur une limace ça n’a rien d’intéressant. Et si je vous disais que cette limace était kleptomane et même kleptoplaste ?

Imaginez une bête, unique en son genre, qui en pleine mer, passe son temps à voler des chloroplastes à sa proie l’algue verte, Vaucheria litorea. Tout ça pour entourer ses propres intestins avec les organites habituels sièges de la photosynthèse des végétaux. C’est une grande première : un animal est capable de fabriquer son énergie grâce au soleil tel le ferait un végétal. Mais voilà, manger des chloroplastes ça ne veut pas dire qu’on peut réellement faire de la photosynthèse. Si manger de la salade aiderait l’homme à photosynthétiser ça se saurait ! Il manque donc certains éléments pour compléter le processus. Les scientifiques sont partis à la chasse d’éventuels gènes permettant la photosynthèse et la survie des chloroplastes chez la limace de mer. Et surprise, l’allier secret de Elysia chlorotica, c’est le gène psbO codant notamment pour une enzyme reliée au fameux processus, présent sous une forme identique à la fois chez l’animal que le végétal. Elle ne volerait donc pas que des chloroplastes mais aussi quelques gènes qui s’ancrent dans son génome … ?

Quoiqu’il en soit, Elysia chlorotica adore la lumière. Une fois son système de chloroplastes installé, elle peut vivre sans se nourrir jusqu’à ses vieux jours. Par contre, dans le noir, elle fait moins la fière. À un tel point que la bête perd ses capacités et peut même en mourir. Sa mère l’avait pourtant prévenu « ma fille, si tu traines trop longtemps dans le noir, croque un bout d’algue ».

L’humanité a-t-elle tué les moas ?

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Selon de récentes recherches, ces grands oiseaux coureurs ont disparu de la planète à la suite de la colonisation de la Nouvelle-Zélande.

L’ensemble des neufs espèces de moas – du genre Dinornithidæ – ont disparu des terres de Nouvelle-Zélande à la fin du XIIIe siècle. L’extinction de ces grands oiseaux coureurs, qui pesaient en moyenne 200 kilogrammes, coïncide étrangement avec l’arrivée de l’homme sur les îles de l’océan Pacifique. Dans un premier temps, les scientifiques, … Lire la suite…

Reconstruction d’une voleuse de secondes.

Ce sont les minutes que j’attendais. Des minutes de rien, des minutes de tout. Qu’importe tant qu’on s’en fout.

J’ai perdu le bonheur avec mon cœur. On m’a soulevé les erreurs pour mieux voir mes peurs. J’avais l’angoisse en fond de train. Le corps au sol, l’esprit trop loin. Ils n’ont pas eu conscience que le drame n’était pas un virus. C’était une vie ennouée dans l’engrenage inceste d’un monde irréel.

Je suffoquais de ne pas être moi.

Je rageais d’être dans un flot trop grand.

L’ouragan arrive. Le courage nous repositionne sur nos pieds. Pleure, mais avance. Avance vers cette voie qui te sauvera les doigts.

Je me suis déconnectée 3 jours entiers.

Je ne m’en souviens pas vraiment. C’est que je dormais tout le temps. Et lorsque j’ouvrais les yeux, le poids des maux qui s’évaporent shootait sans un regard mon corps. Mes discours étaient encore plus ailleurs que moi. J’ai craché mes douleurs, laissé le monde nettoyer mon sang.

La reprise est un après à colorer. Les notes noires et blanches rappellent mes rêves à la raison. Tu t’es oubliée, tu as perdu le fil de l’aiguille. Reprends donc un peu de douce imagination.

Les rencontres de cette période n’ont pu que prendre l’eau. Je n’ai guère besoin que l’on m’envoie des poings dans la vision. Je suis tombée parce que je m’étais égarée dans les chemins d’inconnus. Ceux qui s’amusent à vouloir me rediriger en ont fait les frais. Je ne voulais qu’un drap tendu pour amortir la chute. Les doux soutiens dorés m’ont maintenus ivre de vie. Chaque étape ne peut être faite que par soi-même. Laissez-moi vous rappelez que les emprises ne sont pas légitimes. Je hais profondément que l’on bouscule les milliards de secondes de mes minutes. Je ne désire que de simples choses. Que l’on s’approche de ma courbe, que l’on ne cherche pas à arroser l’améthyste perdue, que vos battements me rappellent à quel point j’aime me battre pour celle que je suis, que mon regard ne se perd pas dans une gare mais dans vos yeux.

Si je ne planifie pas demain, c’est que je prie pour qu’il ne m’arrive rien.

Lorsque le lièvre de Mars chevauche la réalité

Le lièvre de Mars de Tim Burton

Pendant que les heures s’arrêtent, je suis perdue à travers le temps. J’ai comme oublié le compte. Voyez vous, la nuit dernière mes yeux suivaient l’azur du ciel. Mon corps n’a cessé de respirer ce bleu de méthylène pour le transformer en ecchymoses. A ne plus croiser le regard du Lièvre de Mars, je suis desormais sur l’autoroute du désert.

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That’s a Tiny Cute Frog

Yellow – © (Guillermo Granja) Reuters

Cette minuscule grenouille Hypsiboas picturatus est passée sous l’objectif du Centre de Recherche et de Conservation des Amphibiens Jambatu à Quito. Du haut de son centimètre, elle fut vedette éphémère de la page Best Picture of The Day de The Guardian (the 16th October at 10.10 pm).

Adorable cette petite, non?

 

Le phare de la métropole captive

Image Comme pour voler la vedette au beffroi, un vent frais se lève et fait valser les feuilles d’automne sur les dalles grises usées. Au loin, ce sont les voitures qui tourbillonnent autour de la porte de Paris. Un véritable vacarme s’alimente des heures de pointe. Le pied du géant du quartier de la Mairie de Lille s’agite avant que les carillons ne s’affolent. Continuer la lecture de Le phare de la métropole captive