J’ai testé (malgré moi) les tweets protégés.

Le cri de l’oiseau bleu a étouffé la portée de mes tweets.

Tout ça parce qu’une ombre a traqué, menacé bien plus que mon arobase. Et qu’il fallait une solution. 
Quelque chose de facile et direct : j’ai protégé mes gazouillis.

Au début, c’est amusant de recevoir des demandes d’abonnement. Comme sur Facebook, un contrôle est possible. Quelques demandes plus tard, j’ai compris que c’était hors principe. Twitter n’est pas un réseau social où la réciprocité est obligatoire. C’est limite discriminant d’avoir le pouvoir d’accepter ou non quelqu’un. J’accepte tout le monde directement.

L’avantage, c’est qu’il faut être abonné pour consulter mes tweets. Tout le monde ne peut pas les voir. Je limite l’accès de mon compte, je suis protégée de ceux qui ont décidé de me traquer. C’est exactement ce que je voulais.

« Je n’arrive pas à te retweeter. » Voilà une conséquence à laquelle je n’avais pas pensé. Puisque seuls mes followers ne peuvent voir mes tweets, les followers des autres ne le peuvent pas, d’où les RT interdits. Or, la portée d’un tweet est liée aux nombres de nos followers mais peut être amplifiée via les retweets. On parle de Retweet Reach. Cette notion donne davantage de vues à nos messages et augmente le nombre potentiel d’impressions. Merde, je n’ai pas que bloqué mes tweets, j’ai aussi bailloné la portée mon compte.

L’inconvénient, c’est qu’il faut être abonné pour consulter mes tweets. Tout le monde ne peut pas les voir. Donc en plus d’être interdite de RT, diffuser, grâce à un live-tweet, un événement ou propulser quelque chose sur Twitter devient ridicule. Ma participation à certaines conférences est remise en question. Le 12 novembre, je relibère mes tweets, mon métier est en jeu. Philae le vaut bien. Et d’ici là, les méchants m’auront oubliée. Ou pas.

Professionnellement, la protection des tweets est plus qu’handicapante. Il me faut remédier à tout cela. L’idée de se cacher derrière un pseudo est bonne. Mais lequel ? Entre deux noms, d’autres questions m’interpellent. Suis-je prête à repartir à zéro avec un nouveau nom? Après tout, c’était une évolution pour moi de passer de mon pseudo à mon vrai nom…Mais pourquoi faudrait-il que je fasse marche arrière ? Pourquoi devrais-je modifier ma vie ? Pour des gens trop curieux qui bousculent les barrières morales du cercle intime ? Non. Je reprends les choses en main. 

Aucun de mes tweets ne fait offense à qui/quoi que ce soit.  Ma vie professionnelle est publique. Oui, je suis ici puis là. Oui j’écris ceci, cela.  Vous voulez me suivre, très bien faites le. Mais ayez la descence de le faire proprement : en appuyant sur le bouton follow depuis votre compte twitter officiel plutôt qu’en scrutant mon profil sans être abonné au réseau.  Aucun autre événement ne me fera restreindre mes diffusions. Vous me devez 3 jours de silence. Mais je ne suis pas rancunière, puisque la seule chose qui m’importe ce n’est pas ceux qui veulent détruire certaines personnes mais ceux qui veulent devenir acteur de ce monde. Pour toutes ces raisons, mon compte @NadegeJoly retrouve ses origines et sa liberté d’expression. Retrouvez-moi entre les lignes de l’oiseau bleu. 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s