Conscience au coeur d’une averse

(4/15)

Fallait juste panser les écorchures nouvelles.

Dieu seul sait qu’il y en avait.

Des tonnes, des tas de profondeurs mises à vif.

On a pensé à tout arrêter mais nul n’en avait la force.

Des miettes de vous, j’en ai plein les poches.

Mes mains ne savent plus quoi faire,

elles prennent le vent par hasard.

Vois ce long manteau qui se glissent entre elles.

Y a plus de chauds froids qui tiennent.

Simplement une tiédeur à faire mouiller le premier venu.

Si tu entends le chant c’est que cette fois les carottes sont à demi-cuites.
Que tu dois courir, courir vite.

Jusqu’au jour où la pluie te chatouille le nez.

Que tout ça c’est de l’erreur pas désignée sur le calendrier.

Ce jour-là t’auras un bout de papier entre les dents.

Faute au temps que tu ne sais plus mâchouiller.

Ne le fais pas pour le coeur, fais le pour le coup de peur

qui se faufile entre le loup et l’agneau du paysan.

Ce texte appartient au recueil Scylla

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