The End

(3/15)

Je ne sais plus.

L’idéal serait de laisser les pleurs s’échapper.

Même si au final cela ne change pas le monde, ça aiderait

Puisque je sais que c’est lorsque tes pieds ne frôlent plus l’eau douce que tu paniques.

Il n’y a plus de quoi se noyer.

Alors tu inondes ton monde, faute de ne rejoindre cet autre.

Un autre monde que tu as fini par apprécier.

Un autre monde qui a fini par te manger toute crue.

Tu es maintenant dépendante d’une image en noir et blanc.

Décèle la part du faux, dis leur que tu combats.

Oui avoue-le : tu combats.

Contre qui? Contre quoi?

C’est pas évident. Alors tu fais des signes dans l’air, tu dessines des arabesques qui s’entrecroisent.

Mais non.

Ils ne suivent pas.

Puisqu’à leurs yeux tu n’es qu’une folle.

Une de celle qui disjoncte, qui a perdu le sens du bon sens.

Une de celle qui est tombée pendant la vague.

La pilule est difficile à avaler, qu’importes, tu continues.

Ce texte appartient au recueil Scylla, le texte suivant est Conscience au coeur d’une averse.

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