Petite Mort d’une Machine

(2/15)

Pour minuit, j’ai sorti les bouts de moi du congélateur.

J’ai soufflé dessus, tout s’est évaporé.

Chance en poche, j’ai respiré à temps les vapeurs.

Ça m’a fait glisser dans un monde fou ou un monde de fous. Mince est la différence.

Il y avait cette rengaine que diffusaient les lampadaires.

Mais la musique était trop humaine alors j’ai désaccordé la guitare.

C’est là que c’est devenu intéressant. Des spaghettis géants sont apparus.

J’en ai fait des cerfs-volants. Comme ça volait bien au vent.

Ça m’a donné le tournis des premiers jours. Pour aller mieux j’ai avalé un flan.

Ça n’a pas marché. Les effluves d’un moi perdu a eu raison de mes yeux.

Ils ont changé la couleur du ciel.

J’ai mis des lentilles de couleurs pour mieux voir vos erreurs colorées.

Et j’ai vu, oui j’ai vu. Un monde complètement réel.

Si vous ne parvenez pas à ouvrir les yeux, c’est que vous devriez activer le mode enregistreur de votre micro-ondes.

Ça ne vous aide pas ? Appelez un technicien. Dis lui que rien ne clignote, que vous n’allez plus chercher le regard du monde, enfin, enfin..

De vous, je m’en moque. C’est que j’ai encore une étoile à manger, voyez-vous ?

 

 

Ce texte appartient au recueil Scylla, le texte suivant est The end.

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