Antichambre Noire

 

(1/15)
C’est pas si évident de sortir des rails

quand on a creusé de ses mains une boue pleine de ferrailles

venant ennouer le passé au lendemain

sans vraiment penser à ce que nous serons dans des millions de cuillères.

Rêvons encore, le temps d’une heure.

Ensuite faudra aller à la guerre.

On a pas le choix si on veut un futur.

De toi, je ferai un tombeau de poussières.

De moi, j’éloignerai toutes les sombres lumières.

Histoire de mieux sentir la douce rage

qui ruinera nos envies sages

pour ne garder que les noires funestes

qui n’oseront jamais dépasser

au détour d’une autre veste

le contour inconscient de mon esprit ravagé.

 

 

Ce texte appartient au recueil Scylla, le texte suivant est Petite mort d’une machine.

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