Gérer une équipe | Premier BOSS

J’ai la tête lourde.

Lorsque quelque chose ne va pas, je trouve toujours comment aller de l’avant.  C’est plus ou moins pertinent, ça fonctionne, ne fonctionne pas. Qu’importe j’avance.

Mais là, je suis engluée dans un je-ne-sais-quoi qui me fait mal au cœur.

Pour tout vous dire, une équipe que je coordonne* ne tourne pas rond. Ils sont là pour une raison commune mais tous ne sont pas atterris avec les mêmes contraintes, ni les mêmes envies.  J’ai d’abord cru que faire « comme d’hab » fonctionnerait.  Expliquer l’ensemble, répondre aux questions de chacun, être là, indiquer quelques directions propices au développement du projet. L’échec. Pas pour eux, mais pour moi. Comme si je n’arrivais pas à vaincre le BOSS d’un level. Et pourtant je vois ce qui bloque : (de manière très résumée) Je suis censée les accompagner dans leur avancée. Sauf que là, davantage de besoins naissent : il y a des incompréhensions, des besoins de cadres encadrés et pas cette petite lueur qui fait que l’ensemble est merveilleux.  Alors voilà, pour la première fois de ma vie, je reste bloquée sur « ça marche pas ». Tout simplement parce que l’origine de tout ça m’est difficile à comprendre. Je suis trop plongée dans ces réunions, équipes où le mode cool mais sérieux règne. Ça me parait naturel de concevoir ensemble, d’être cohésion au delà des problèmes de chacun et de toujours être au moins actif lorsqu’on est dans un projet (proactif c’est seulement pour les fous ;p).

Sérieuse remise en question de mes méthodes de coordination donc. Là vient l’analyse. Je pense aux moments réunissant des personnes qui ne se connaissent pas forcément (ou trop justement) sur un projet où un feeling fun transite. Startup weekend. Evidemment. Cet event parvient à propulser des idées au stade de projet en 54h avec des participants au taquet qui dorment sur des matelas gonflables et ne se lavent (quasi) pas du weekend. Je connais assez bien l’ambiance merveilleuse de ces weekends, la claque folle du lundi où on retourne à sa vie. [Si ça vous ne dit rien, avec une équipe de folie, on organise le prochain Startup Weekend à Lille dédié à la Science, prenez votre billet et venez !] Pourquoi ça marche ? En dehors de tout, c’est surtout grâce au facilitateur. Késaco ? C’est une personne qui sur les 54h sera là pour booster les gens, créer un feeling génial, créer de la cohésion. C’est ça, ce qu’il me faut. Je me moque des méthodes de travail de chacun ( à ce niveau du problème) ce que je veux c’est enlever cette putain de ceinture qui nous enserre et ce mal au ventre qui creuse l’équipe. Et les méthodes d’un facilitateur, ça j’arrive à le concevoir. Dans ma tête je passe de « ça marche pas » à « je vais essayer de bouleverser les choses avec ça ».  Et avec un peu de chance, cela ne fera pas que bousculer, ça prendra. Parce qu’ils ne le savent pas, mais je crois en eux. Et que cette remise en question n’est pas un obstacle, c’est une étape clé.  Je ne suis pas une manageuse, ni une leadeuse. J’apprends sur le moment, j’adapte et la plus délicieuse victoire pour moi sera de voir leurs sourires au bout de l’aventure. Non pas parce qu’ils seront soulagés que ça soit fini tellement je suis relou, mais par fierté d’avoir fait partie d’une telle aventure.

Je n’ai plus qu’à penser à mes exos de team building/cohésion/KerkerLicorne et voir si j’atteins le level up !

*Si vous faites partie de cette équipe, alors pensez bien que je vous aime (façon de parler hein, je ne vais pas vous envoyer une carte à la St Valentin) et que j’ai simplement envie que tout ce passe au mieux; Après tout c’est pour cela que vous faites partie de cette équipe : vivre une merveilleuse aventure, non ? :) 

Un dimanche, deux conférences, deux univers.

 

Dimanche 6 novembre 2016.

10h30, je grimpe les marches du théâtre Sébastopol à Lille.  Le hall est plein. De nombreuses personnes badgées CitePhilo saluent chaque arrivant. Je suis la foule qui pénètre dans la salle de spectacle.

Déjà beaucoup de sièges sont pris par des dizaines de cheveux grisonnants. Je ne viens pourtant pas pour assister à un concert d’une star des années 80, non. Je ne me suis pas inscrite à un club de bridge en balade, non plus. Une table drapée de noir avec trois micros pose le décor : je suis à Cite Philo, le cycle de conférences s’étalant pendant trois semaines sur la région hauts de France.

Ce matin, il s’agit de parler des enjeux éthiques des greffes de main et de visage. Un chirurgien, Pr Bernard Devauchelle, mènera la danse de la parole face au fabuleux philosophe Martin Dumont.

C’est ma curiosité pour la question « Comment être soi avec l’organe (visible) d’un autre? » qui m’a surtout poussée ici. Aussi, j’étais curieuse d’assister à une conférence dans un tel lieu.

Je n’ai pas été déçue tant du sujet, que du public que de l’ambiance générale. Bien que totalement Old School, c’était agréable de se plonger dans un événement populairement académique.  Autrement dit, les codes d’une conférence académique étaient présents mais en mode c’est dimanche.  Je me demande à quel point le partenariat avec l’Université Populaire de Lille a influencé cet événement.

 

18h30, les portes automatiques du Muséum d’histoire naturelle à Lille s’ouvre devant moi.  Le vigile vérifie mon sac, il sourit. D’habitude je lui aurais demandé si c’était le bordel dans un si petit sac ou l’amas de paquets de mouchoirs (sinusite aiguë oblige) qui lui a provoqué cette réaction. Mais non, ce soir, j’ai autre chose en tête :  aller à une conférence dont le sujet me surplait au cœur d’un endroit culturel inhabituel pour moi. En effet, ce soir Aurélien Barrau, astrophysicien, tentera d’apporter des éléments de réponse sur la thématique « De la vérité dans les sciences ». Question que je me pose depuis plus d’un mois dans le cadre de la conception d’événements prévus pour 2017 ( je vous en parlerai en temps et en heure, promis).

Me voilà face à de nombreuses chaises installées en plein hall du musée et déjà pas mal prises par … un public très varié (en genre, en âge) en apparence. De quoi satisfaire la partie de moi qui désire voir un public varié aux événements (de culture) scientifiques grand public. A quoi est-ce du? Il va me falloir assister à davantage de conférences du cycle pour me faire une idée plus objective.

Quoi qu’il en soit, cette conférence d’Aurélien Barrau sur la vérité en sciences était une véritable réussite.  D’ailleurs je n’étais pas à une conférence mais à un moment de partage. Comme si un dimanche soir, j’étais allée dans une librairie écouter un conteur lire une histoire. Une merveilleuse ambiance douce et propice à ce genre d’intervention créé par les lumières indirectes et diffuses, l’esprit cocon, la disposition du public dans un endroit pas disposé à l’origine pour cela. Sans parler des deux dinosaures qui veillaient sur le bon déroulement de l’événement et du talent oratoire d’Aurélien Barrau.

Après, ceci n’est qu’un avis, qu’une vision des choses. Si tout le monde pensait la même chose, alors nous ne serions pas humain.

Bref. Hier je suis allée à Cite Philo et je compte récidiver parce qu’une conférence ce n’est pas toujours la même chose. Les éléments autour, le contexte modifient l’aspect global.  Et que dans mes recherches actuelles (de proposer des événements hyper cools pour vous, cher grand public) j’adore observer ce que le monde propose déjà. (Et que bien sur les sujets de CitePhilo m’intéressent, je suis humaine souvenez-vous, je vais pas aller me torturer à des confs pour faire des mots fléchés.)

 

La science & moi, en Hauts de France

La science est une culture.  Est-ce vraiment clair pour tous ? Non, pas forcément. Voilà pourquoi, je continue à multiplier les actions pour que ce le soit. Et si cela le devient, arrêterais-je? Non, je n’arrêterais pas pour la simple et unique raison que vous aurez pris goût à cette science telle une culture, et que vous en privez n’aurait aucun sens.

Et donc, y a quoi au programme de mes actions?

La 2e édition lilloise de Pint of Science s’organise, rendez-vous en mai 2017 ou sur cet article où je raconte pourquoi Lille (et toutes les villes) a besoin de ce festival international de sciences.

Le Cabaret des Sciences by les Vulgaires était une belle réussite. Enfin de notre côté, si vous n’avez pas aimé, vous pouvez partager votre avis en commentaire. Rendez-vous en octobre 2017 pour une seconde édition.  Et peut-être plus tôt pour un nouveau format d’événement/d’action trop trop cool.  #StayTurned sur @Les_Vulgaires

Aussi, je concocte en ce moment même un événement à rallonge (comprenez qui s’étalera sur plusieurs mois en 2017) pour le Forum des Sciences. De quoi s’agit-il? J’aime votre curiosité, mais il va falloir vous montrer patient et attendre les annonces officielles :)

Et d’ici là, que fais-je ?

Et bien, encore et toujours, ma vie est rythmée de défis.  Tous riment évidemment avec promouvoir la science en Hauts de France et surtout rendre davantage naturel le lien entre science et grand public sur ce territoire.  Mon allié du moment s’appelle Nord Êka!. Mais vous le saviez peut-être ou aviez sans doute reconnu ma patte #AdobeSparkée sur leur page Facebook, non? Nord Ekâ! est un magazine de science pour les jeunes [mais les vieux sont aussi les bienvenus :) D’ailleurs à quel âge on devient vieux ?].

adobe-spark

En  vrai, si je soutiens ce magazine c’est parce qu’il s’accroche à la science de sa région, les Hauts de France. Et mieux encore, chacun peut apporter sa pierre à l’édifice. Une sorte de média collaboratif pour promouvoir les sciences d’une région.  Bon, en vrai peu de personnes collaborent aujourd’hui. Mais c’est parce que vous ne saviez peut-être pas que le Cogito était un espace dédié pour vous? Ou alors que vous êtes timide du pixel? Que ça vous fait peur de proposer un article à un inconnu derrière une page FB? Et bien dites vous que cet inconnu derrière la page FB, c’est moi. Et là normalement l’inconnu est un peu plus connu, voire connue.

Quoi qu’il en soit, je crois en cette volonté de partage de la science. Je sais qu’elle existe pour la simple et bonne raison que je l’ai vu, aussi bien lors de Pint of Science, que du Cabaret des Sciences ou d’autres événements. J’ai appris à ne pas avoir peur des gens, des salles vides lors d’événements, des pages blanches. N’ayez pas peur de ramener votre science sur Nord Ekâ! ou sur place lors des événements science !

« La science est une culture » by Les Vulgaires

Les vulgaires

Encore un nouveau truc à la sauce On est révolutionnaire

Encore des malpolis qui d’un regard effacent l’existant

Illusion. Ils sont autres que cela.

Et si j’essayais de vous conduire à ce qu’ils sont ?

Installez-vous, j’ouvre le livre de route.

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Lille is science, un label de plus ?

 

Voilà plusieurs mois que l’équipe lilloise de Pint of Science se démène pour implanter ce festival dans la capitale des Flandres. Et moi, et moi qui n’avais qu’une peur : que vous ne croyez pas en cette venue… Je commence à croire que penser la culture scientifique comme une culture comme les autres, ce n’est pas juste un espoir. Et mieux encore, je pense qu’il est possible de faire quelque chose ensemble pour propulser la science locale.  Les acteurs de la recherche, les chercheurs sont là, éparpillés dans la région Nord – Pas de Calais Picardie. Il suffirait de tirer des cordes entre ses points. Pas si simple bien sur. A moins d’importer le concept echosciences ?  L’idée de la map agenda est attirante, du « réseau social des amateurs de sciences et technologies » peut être un bon point.

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Ce visuel est (très) moche, je ne suis qu’une bidouilleuse d’Indesign.

Ce qui pourrait être davantage orgasmique ? Avoir un label de la science locale. Une sorte de #LilleIsScience qui permettrait d’unifier l’action, et surtout de pouvoir l’identifier rapidement. Mon rêve ? Que les événements scientifiques deviennent aussi populaires que ceux de Lille 3000. Forcément, il faudra passer par de la popscience, véritable arme moderne pour convaincre que la science peut être inclut dans nos vies comme une série télévisée. A ce jour, le type d’icone de la popscience pourrait s’appeler Manon Bril.  Là, si vous la connaissez vous grimacez : « une fana de l’histoire mythologique en icone de la popscience? ».  En dehors que ce soit une femme, (oui je pense qu’on ne réussit pas que parce qu’on est un homme ou une femme mais parce qu’on a du talent et quelques petites autres choses…) elle propulse une discipline boudée des sciences habituelles. Le tout avec des vidéos propres et délicatement scénarisées.

Si vous l’avez compris, l’atout majeur du partage de la science ce sont ceux qui la font : les chercheurs. Dépoussiérer l’image de la blouse blanche est nécessaire. Toutefois une autre quête est plus primordiale à mon sens : aider les chercheurs qui veulent partager leurs recherches, leurs connaissances à le faire. Parce qu’au final nous pouvons nous démener autant de fois que nous le voulons, ils sont les mieux placés à parler de science. C’est à cela que servirait le label : à valoriser, à soutenir les chercheurs qui pensent (la diffusion de) la culture scientifique comme importante dans l’intérêt commun. Ce label serait un indicatif pour le grand public : « ah un chercheur s’investit » et une aide pour le chercheur en question qui pourrait avoir accès à des coachings, des aides etc.

La région imaginera t-elle un jour aboutir à ce genre d’initiative ? Bonne question. Quoi qu’il en soit, en tant que coordinatrice de Pint of Science à Lille, je vous promet que je ferais mon possible pour mettre les chercheurs et la science de la région en avant !

PS >> Pour ceux intéressez par Pint of Science, sachez qu’il y a une soirée de lancement le 22/04 dédiée à la science de la bière. Les places s’envolent vite, inscrivez-vous !

 

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Expliquez-moi … le capitalisme social

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Suis-moi sur Twitter, mais sache que je ne te suivrai pas forcément en échange. L’oiseau bleu a des principes. Il virevolte d’un twitto à l’autre mais n’impose jamais la réciprocité. Deux twittos n’ont pas besoin d’être d’accord pour se suivre. Chacun y va comme il le désire. Pas de notions d’amis, pas d’obligation. Alors comment faire en sorte que quelqu’un nous suive ? Question étrange que se posent les capitalistes sociaux. « Ces utilisateurs visent à maximaliser leur capitalisme social, c’est-à-dire leur nombre de followers et les bénéfices qu’ils en tirent », explique Nicolas Dugué, de l’équipe Synalp au LORIA, qui a soutenu une thèse consacrée aux faux influents sur Twitter. Au-delà de la potentielle visibilité qu’ils acquièrent et du spam, leur but ultime est, pour la plupart, de revendre leur compte ou même simplement l’un de leurs posts ! En quoi ça concerne le twitto lambda ? A priori rien. Hormis que sa timeline (son fil d’actualité) et les tweets tendances seront parfois envahis de tweets sans réels sens.

Certains, comme @teamfollowback, propose leur aide pour gagner des followers. Et bonne année !
Certains, comme @teamfollowback, propose leur aide pour gagner des followers.

Si cela n’impacte pas directement nos vies, cela est sensé nous mettre en garde ou du moins nous sensibiliser sur un point encore trop peu abordé : l’influence virtuelle et le trafic que cela engendre. Parce que oui, il y a trafic d’influence sur les réseaux sociaux. Et tellement de paramètres pour définir l’influence que détecter les faux influents et presque plus facile que les réels influents. « Sauf que les algorithmes des outils de mesure d’influence tels que Kred ou Klout, vont donner de l’importance à ces comptes », ajoute Nicolas Dugué. Enfin, au niveau du twitto, l’important n’est pas de démanteler ce réseau de capitalistes sociaux mais d’en avoir conscience. Et si un capitaliste social s’approche trop de votre compte, à vous de décider si vous voulez ou pas entrer dans la danse.

Et #Followback si vous l’osez.

 

En savoir plus :

EnDirectDuLabo, l’expérience en 140 caractères

A 15 mois d’existence, le compte Twitter @EnDirectDuLabo, créé par Sébastien Carassou, possède plus de 3500 followers au compteur ! Ce succès provient notamment de son fonctionnement participatif (emprunté à @RealScientists, la version australienne) : chaque semaine, un chercheur prend en main @EnDirectDuLabo et partage sa vie, son sujet d’études et ses aventures au sein de son laboratoire. Pendant une semaine, la communauté de l’oiseau bleu leur pose un milliard (nombre évidemment imprécis et sans doute exagéré) de questions.  Il y a un an, j’ai posé quelques questions aux sept premiers intervenants de cette folle aventure. Comment ont-ils vécu ce moment ? Qu’attendaient-ils de cette semaine ? Comment leurs supérieurs ont-ils réagi face à cette initiative ? En ce début d’année 2016, je vous offre leurs retours.

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